mardi 24 décembre 2013

Noël fait son cinéma

 La dinde, le vieux barbu, ses rennes et aussi le Nordmann (chez les hypes on ne dit pas sapin, c'est populo !) se paient une toile. Des affiches revisitées avec l'imagerie de Noël, laquelle préfères-tu ?
Ho, ho, ho joyeux Noël à tous !
La Haine - Matthieu Kassovitz - 1995
American history X - Tony Kaye - 1998

Piège de cristal - John Mc Tiernan - 1988
L’Exorciste - William Friedkin – 1973
JOBS - Joshua Michael Stern - 2013
À la poursuite d’Octobre Rouge - John McTiernan - 1990


The Shining - Stanley Kubrick - 1980


E.T - Steven Spielberg - 1982
Les dents de la mer - Steven Spielberg - 1975

Affiches créées par Julien, webzine Golem 13

vendredi 6 décembre 2013

Nelson Mandela 1918-2013


Le héros de la lutte contre l'apartheid s'est eteint chez lui à Johannesburg d'une infection pulmonaire.
95 ans d'une vie exemplaire, un artisan de la paix.
Les héros ne meurent pas.

Nelson Mandela, étudiant en droit
Naissance d'un guerrier, en habit traditionnel


 Prisonnier n°46664, Nelson Mandela a passé 27 ans en détention.













En 1990, à sa sortie de prison avec sa femme Winnie
Passation de pouvoir entre Frederik de Klerk et Nelson Mandela



















Les deux hommes, prix Nobel de la paix en 1993













Madiba à la Coupe du monde football en Afrique du sud,
l'une de ses dernières apparitions publiques













lundi 14 octobre 2013

Le shutdown révèle un citoyen modèle !


Depuis deux semaines, c'est le fameux "shutdown" aux Etats-Unis. Une partie des services fédéraux est à l'arrêt. Comme le Congrès ne vote pas le budget de l’État fédéral, il n'y a plus d'argent. Conséquence immédiate : 800 000 fonctionnaires "non essentiels" ont été mis au chômage technique (comment différencie-t-on un personnel essentiel d'un non essentiel ?...) Plus d'activité jusqu'à ce que républicains et démocrates s'accordent. Parcs nationaux et sites touristiques sont les premiers à en pâtir. Le Memorial Lincoln à Washington n'y échappe pas.

Puisque les agents d'entretien ne peuvent plus travailler, un citoyen de Caroline du Sud a décidé de tondre les pelouses lui-même. Chris Cox, mixe réussi entre Kris Kross et Carl Cox, ne jump pas ni ne scratch, lui il joue de la tronçonneuse, c'est son métier : sculpteur à la tronçonneuse. Il a rallié Washington (sans son outil fétiche!) se sentant investi d'une mission : entretenir le Memorial Lincoln.

Avec sa barbe, ses bouclettes et le drapeau de son Etat au vent, il ramasse les ordures, vide les poubelles, il a même acheté sur ses propres deniers une tondeuse, 150 euros. «J’ai réalisé que je pouvais être utile comme gardien. J’ai donc décidé de débarrasser les ordures. Puis je me suis acheté une tondeuse, et maintenant je tonds l’herbe ici […] Cela ne me dérange pas d’être ici. Je trouve que c’est mon devoir» a-t-il expliqué. Et quel sens du devoir, ce patriote le pousse jusqu'à expliquer pourquoi il a choisi le Memorial Lincoln : «ce mémorial est notre boussole morale. Je ne suis pas là pour pointer des gens du doigt. Je veux inciter les gens à venir ici pour faire la différence.» En effet, cet édifice rend hommage au président qui a abolit l'esclavage. Lieu aussi où Marthin Luther King a prononcé son discours "I have a dream". Laisser ce lieu symbole de l'Amérique libre aux mauvaises herbes et aux ordures n'était pas envisageable.
Rapidement médiatisé et même récupéré par certains politiques, Chris Cox 45 ans est devenu une curiosité, élevé au rang de citoyen modèle voire de héro. En attendant à cinq kilomètres des pelouses, au Capitole, les discussions budgétaires piétinent toujours.

mercredi 28 août 2013

Il y a 50 ans, il a rêvé !

Martin Luther King lance son immortel "I have a dream" devant au moins 250 000 personnes à Washington.


Le 28 août 1963, un pasteur afro américain allait prononcer un discours décisif et historique pour l'égalité des droits civiques et contre la ségrégation raciale.
Cet après-midi-là, il fait une chaleur écrasante sur les pelouses qui s'étendent du Capitole au Mémorial Lincoln et autour du bassin rectangulaire. Au moins 250 000 Américains, essentiellement des Noirs (80%) mais aussi des Blancs (20%), ont marché sur Washington pour fêter les 100 ans de l'abolition de l'esclavage. Une marche commémorative et militante pour l'emploi et l'égalité.
Avant d'arriver au pupitre, le révérend Luther King a rédigé son discours. C'est lui qui clôture la manifestation. Ces proches lui avaient conseillé de ne pas parler du "rêve" qu'il a déjà souvent évoqué dans ses prêches, se remémore Clarence Jones, avocat et ami de Marthin Luther King présent ce jour-là. Le pasteur débute son allocution : "Il y a un siècle de cela, le grand Américain dans l'ombre symbolique de qui nous nous tenons aujourd'hui signait notre acte d'émancipation. Cette proclamation historique faisait briller la lumière de l'espérance pour des millions d'esclaves noirs brûlés au feu de l'injustice. Mais cent ans plus tard, le Noir n'est toujours pas libre. Cent ans plus tard, la vie du Noir est toujours tristement entravée par les liens de la ségrégation, les chaînes de la discrimination." Un silence religieux se fait. Au milieu de son discours, il s'interrompt. Sa choriste Mahalia Jackson lui lance "Tell them about the dream, Martin, tell them about the dream". Il laisse alors de côté son papier et empoigne le pupitre : "Même si nous devons affronter des difficultés aujourd'hui et demain, je fais pourtant un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain. Je rêve qu'un jour notre pays se lève et vive la véritable réalité de son credo : Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux. Je rêve qu'un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves puissent s'asseoir ensemble à la table de la fraternité. (...) Je rêve que mes quatre petits-enfants vivent un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau, mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd'hui un rêve !"
Il a 35 ans et entre dans l'histoire.
 














50 ans après ce discours, le combat continue même si les associations pour les droits civiques sont moins puissantes que dans ces années 60. Les Noirs restent les plus touchés par le chômage. Aujourd'hui, plus de 150 000 personnes sont venues commémorer l'évènement et  relancer la ferveur. Continuer de rêver et de se battre pour l'égalité des droits.


Clin d’œil en musique : Avant l'intervention de Luther King, les discours et les concerts s'enchaînent. La foule entonne "Blowin in the wind" du tout jeune Bob Dylan : "How many roads must a man walk down Before you call him a man?" Combien de routes un homme doit-il parcourir avant d'être appelé un homme. A ses côtés, Joan Baez fait les chœurs.





vendredi 17 mai 2013

Un mur de graffs habille la rue de l'Ourcq

Une virée dans la jungle de Padam city (Padam plutôt que Paname,clin d’œil à la petite dame à la robe noire), destination rue de l'Ourcq à Paris 19e.

Le mur délabré de la "petite ceinture", ancienne voie de chemin de fer, écrit une nouvelle histoire : united color of street life style* (*j'ai posé un copyright au cas où ! Quand on voit qu'un "Allo, quoi" peut rapporter des milliers d'euros).
Galerie d'art à ciel ouvert, les graffs animent le bitume et les démolitions qui hantent le quartier Ourcq-Jaurès depuis 2002. Date officielle du début de la mutation, terme politiquement correct pour définir un vaste programme de réhabilitation où bâtiments industriels et logements ont été détruits et donc habitants déplacés. Des Parisiens réduits au même sort que les 26,4 millions de déplacés référencés dans le monde, chiffres du Haut Commissariat aux Réfugiés (2011). D'ailleurs, les statisticiens du HCR ont-ils inclus ces Parisiens ? Même pas dans les rapports de l'ONU le Parigot,  la grande France n'étant pas dans le tableau des 50 pays identifiés. Cette rue, elle, nous rappelle qu'il y a de la vie en ville. Des œuvres sauvages, vivantes et spontanées qui prennent le pas sur les bulldozers, le temps de quelques kilomètres de mur. Transition éphémère, en attendant le visage final d'Ourcq-Jaurès qui n'en finit pas de se réhabiliter, longeons les murs avec un autre œil. Bon voyage !

Ici, une traversée de l'Inde avec escale au Cambodge pour terminer au Kenya.
Dacruz est l'auteur du pachyderme à droite. Il a signé de nombreux graff dans le quartier.
L'éléphant à gauche évoque l'Inde avec la divinité sur le tapis mais aussi l'Orient, les symboles bleus peuvent rappeler l'écriture arabe. Remarquez ses pattes ?!
Au centre, un visage, nous plonge à Angkor, temples cambodgiens millénaires ancienne capitale du royaume Khmer.Le temple principal est composé des Tours aux quatre visages. Ce graffiti a été tagué à six mains, PoDoMa pour Artof Popof, DaCruz et Marko 93.

















Photos E.Bach


La street galery s'agrandit avec ces grafs rue Ordener, au dessus des voies ferrées, datant de 2009. Ces images sont déjà des archives! Art éphémère puisqu'aujourd'hui, ces murs ont été recouverts par d'autres dessins ou nettoyés!













 Photos F.Egrix


 

samedi 13 avril 2013

Mon oeil à Dubaï : T'y crois ou t'y crois pas...

La police de Dubaï en Lamborghini ?
Plus bling bling tu meurs, et bien le Sheik El Maktoum, super émir de Dubaï aux supers pouvoirs et super blindé comme l'Aventador a fourni à ses sujets fonctionnaires de police, le dernier modèle du constructeur italien. La belle patrouille dans le quartier touristique et central de Burj Khalifa, où se plante la plus haute tour du monde. Maintenant l'Etat-émirat a aussi le véhicule de police le plus cher du monde : 550 000 euros. Officiellement, c'est pour "renforcer l'image de luxe et de prospérité". Ne dîtes pas au Sheik que Lamborghini était à l'origine un constructeur de tracteur, chut ! Après la violente chute de l'immobilier en 2008, Dubaï a rencontré une crise économique sans précédent. Messieurs, les investisseurs à vos porte-monnaies, l’Émirat va mieux !
Blanche et verte, 700 chevaux, l'Aventador a même son giro, la classe à Végas ! Euh... A Dubaï !















dimanche 17 mars 2013

Mon oeil : une semaine d'insolites

Lundi - Madame Shin Shin et Monsieur RiRi l'ont fait!

Les deux pandas géants du zoo de Tokyo se sont accouplés. Séparés dans deux enclos, les amoureux ont été réunis après s'être lancé des regards sans équivoque. Cinq minutes de coït montre en main, raconté avec émotion par un responsable du zoo : "Nous les avons donc mis ensemble vers 17h20. Ils se sont accouplés à 18h. Ils ont été à nouveau séparés dans leurs enclos vers 18h05." Les tourtereaux ont pu remettre ça le lendemain matin, et la direction du zoo d'espérer une naissance dans quatre mois et demi. Un espoir d'autant plus grand que l'an dernier, le bébé panda de Madame Shin shin et Monsieur Ri Ri est mort une semaine après sa naissance. Pour les voyeurs, la vidéo des ébats est en ligne : http://www.ueno-panda.jp/

Mardi - Art Hype aux Bains

La scène street art envahit les Bains Douches. Une vingtaine de  graphistes et performers renommés dont les français Jérôme Mesnager, Space Invader (tu sais, les petits monstres en mosaïque égrenés dans les rues de Paname ?!), Sowat, l'Italien Sten Lex et l'Américain Futura pour réaliser des œuvres éphémères dans ce lieu mythique des nuits parisiennes. Les Bains fermés depuis 2010 ouvre ses portes jusqu'en avril aux artistes, mais aux artistes seulement car comme à la grande époque, celle où tout était mieux, le public ne peut pas entrer dans le sein des saints ! Pour mater, il y a le petit trou du net : www.lesbains-paris.com
En vrai, c'est fermé pour des raisons de sécurité. Le bâtiment doit être entièrement rénové avant réouverture en 2014 en hôtel lounge.


Mercredi - Distribution de diplômes sexuels en Suède
Lors d'une retraite protestante, un "diplôme d'aptitude à baiser" a été décerné aux participants. Les adolescents ont assisté à un débat sur "l'amour et la sexualité" proposé par un animateur, membre de RFSU l'équivalent de notre planning familial. Celui-ci s'avère en réalité être un imposteur. Il a réussi à berner le vicaire responsable de la retraite. Les parents et l’Église luthérienne l'ont mal pris. Aucun "diplôme d'aptitude à rire" n'a été distribué !

Jeudi - Vie ma vie de vice-président des States
Le vice-président américain Joe Biden lance son podcast "Being Biden" (être Biden). Tout un programme qui permet de suivre le quotidien du numéro deux des États-Unis. Une photo suivie d'un commentaire enregistré par l'intéressé. Le premier cliché balancé : Mister Joe vêtue de kaki, tablier noué et pince à barbecue en main à un déjeuner de charité d'une association de chasseurs. ça vaut le coup d’œil, par ici : http://www.whitehouse.gov/being-biden
Mister Joe se pose en défenseur du port d'armes alors qu'au même moment son président Super Barack essaie de lutter contre la violence due aux armes après le massacre d'écoliers à Newtown. Ce podcast promet d'être passionnant, une belle leçon de politique.


Vendredi - Interview en apesanteur
Le nouveau chef de la station spatial international, les bilingues comme nous disent ISS, est un Canadien. C'est une première pour le pays de l'orignal et de l'érable. Chris Hadfield a pris ses fonctions de commandant et pour sa première conférence de presse il a eu en ligne son Premier ministre, Stephen Harper ( je le cite car on entend peu parler de lui chez nous autres les Européens). Des enfants étaient aussi présents pour interroger l'astronaute. A l'aise, Hadfield âgé de 53 ans a répondu à toutes les questions.
-Avez-vous peur dans l'espace ? -Oui quand je ne suis pas préparé. Mais je tente toujours d'avoir un plan.
-Pourquoi est-il important pour un pays d'aller dans l'espace ? -La station est un laboratoire très utile aux chercheurs.
-A quoi ressemble le Canada vu depuis l'espace ? -C'est un pays riche dont l'énorme potentiel est visible de là-haut. 
L'astronaute en apesanteur depuis le début des discussions retransmises à la télévision a fini son intervention par une pirouette.

Samedi - Demande en mariage en direct à la télévision
Leonardo, le directeur sportif du PSG a demandé la main de sa compagne Anna Billo lors d'une interview en direct sur la chaîne Sky Italie, pour laquelle elle est journaliste. C'était à l'issue du tirage au sort de la Ligue des Champions. A l'italienne, c'est plus glam' qu'à la française. Raymond Domenech demandant Estelle Denis en épousailles à la fin d'un match foiré.
C'est en VO italien, la langue de l'amore ! J'apprécie tout particulièrement la réponse de mademoiselle le sourire à peine tendu : "On va voir, on en parlera à la maison"
-Lui d'insister : "Tu n'as qu'à dire oui, ça n'a rien de difficile." 
-Miss Billo : "D'accord, d'accord."












mercredi 27 février 2013

L'Indigné nous a quittés

Stéphane Hessel est décédé la nuit dernière à l'âge de 95 ans.  

Baltel/SIPA
Photo Baltel/SIPA

Diplomate, résistant, déporté et écrivain, son dernier plus grand acte est son manifeste "Indignez-vous", ouvrage publié en 2010 et vendu à plus de 4 millions d'exemplaires dans le monde.
Né en 1917 à Berlin d'une famille juive, il arrive en France à l'âge de 7 ans et est naturalisé français à 20 ans. Normalien et diplômé de Philosophie, il est mobilisé en 1939 et rejoint la France Libre de Londres en 1941. Il sera arrêté par la Gestapo et déporté à Buchenwald puis Dora. Sa carrière politique et diplomatique débute dès la Libération. Tour à tour, haut fonctionnaire d'Etat, membre du sécrétariat général de l'ONU, il participe avec René Cassin à l'élaboration de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il s'engage au côté des sans papiers de l'Eglise Saint-Bernard en 1996-97, se mobilise sur le conflit israëlo-palestinien, défend la liberté d'expression, entre autres. Cet homme d'un siècle n'a cessé de nous inonder de sa vitalité. Sa philosophie de l'espérance reste un exemple. Un modèle d'humaniste.

Anecdote : Sa maman, Helen Hessel, au destin tout aussi hors du commun a inspiré l'héroïne de "Jules et Jim" roman d'Henri-Pierre Roché, porté à l'écran par François Truffaut.

dimanche 24 février 2013

Pleins phares sur Danica Patrick

RacinToday/HHP file photo by Gregg Ellman

Sur la grille de départ à Daytona, il faudra compter sur une pilote hors normes. Sous le casque, une brin de femme qui a raflé la pole position ! Un exploit en Nascar, Danica Patrick arrache  la première place dans la manche d'ouverture. Pour sa première saison, elle n'était pas attendue à ce niveau même si l'an dernier en Nationwide, elle avait tiré son épingle de la piste. 
Tout juste 30 ans, 1m57 de grâce et de détermination, cette brune pilote depuis l'âge de ses 12 ans. A son palmarès, un podium aux 500 miles d'Indianapolis en 2009 et elle est entrée dans l'histoire du sport automobile en 2008. Pionnière, elle est la première femme à remporter une course d'IndyCar, la F1 américaine !
 Daytona 500, c'est ce soir à suivre sur ABMotors. Coup d'envoi à 19h (heure de Paris), cinq heures de course à plus de 300 km/h. Go Danica, go !

lundi 18 février 2013

Secte Moon : Premier mariage collectif depuis la mort du gourou




3 500 couples ont échangé leurs alliances dimanche matin. La cérémonie s'est tenue au QG de la secte, un immense stade couvert à l'est de Séoul. Retransmise par satellite dans 142 pays dont la France, 12 000 autres couples ont aussi profité de la fête en simultané.
Les mariés, tous vêtus à l'identique, même écharpe blanche satinée sur les épaules, se sont pour certains connus quelques jours avant le grand jour ! "Nous avons été présentés il y a quatre jours. Et nous sommes très heureux d'être ici et avons hâte de vivre ensemble. C'est une belle vie, nous sommes heureux" assure Anna Missok, une jeune italienne de 19 ans.
De 60 nationalités différentes, les époux ne parlent parfois même pas la même langue. Les binômes ont été unis par la veuve de feu le messie Sun-Myung Moon, mort en septembre 2012. La milliardaire présidait cet évènement pour la première fois. Hak Ja Han, 70 ans, tailleur crème et gantée, a fait son entrée sous les Alleluia de Handel. La célébration après échange des voeux, des anneaux et de la bénédiction s'est achevée sous une pluie de confettis.
Le mariage collectif est une des marques de fabrique du mouvement fondé en 1954 à la fois opération médiatique et rouage fondateur de la communauté. Les premiers rassemblaient une dizaine de couples dans les années 60 avant de devenir des réunions de masse comme en 1997 où 30 000 couples ont été mariés. Le gourou prônait ces unions pour "créer une grande famille universelle" afin d' "amener la paix sur terre". Depuis sa mort, le messie a laissé une place vacante. Avec cette dernière cérémonie, sa veuve prouve qu'elle reprend le flambeau. Les 3 millions de fidèles peuvent se réjouir. Ils continuent de consolider le vaste empire religieux et économique estimé à 1,5 milliards d'euros. Vive les mariés !
Photo: Reuters/kim Hong-ji

Un livre : "L'ombre de Moon" de Nansook Hong Editions n°1. Belle-fille du révérend Moon, pendant 14 ans, elle a vécu recluse dans le domaine familial près de New York. Choisie en Corée par le révérend pour épouser son fils aîné, héritier de l'empire, la jeune femme croit servir celui qu'on lui a appris à vénérer. Victime des brutalités d'un époux alcoolique, drogué, violent et débauché, elle est confrontée à l’hostilité de la famille Moon. Pour protéger ses 5 enfants, elle met au point un minutieux plan d'évasion afin de fuir.