lundi 25 août 2008

Mon œil ! Du 18 au 24 août 2008


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Mardi Deuil
L’armée française paie son plus lourd tribut en Afghanistan depuis la guerre d’Algérie. Huit soldats du 8ème régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres, un soldat du régiment de marche du Tchad de Noyon et un soldat du régiment étranger de parachutistes basé à Calvi ont péri sous le feu des talibans à 50 kilomètres à l’Est de la capitale, Kaboul.
Adjudant Sébastien Devez, Sergent Damien Buil, Sergent Nicolas Gregoire, Sergent Rodolphe Penon, Caporal Kévin Chassaing, Caporal Damien Gaillet, Caporal Julien Le Pahun, Caporal Anthony Rivière, Caporal Alexis Taani, Caporal Melam Baouma
Jeudi Rumeur
Fin du Conseil des ministres, Rachida Dati descend le perron de l’Elysée. Les photos prises à cette occasion dévoilent une silhouette jamais connue de la garde des Sceaux. Elle reste toujours tirée aux quatre épingles Dior mais son ventre affiche un arrondi inhabituel… Il n’en faut pas plus pour se demander si «la sœur»de Cécilia feu-Sarkozy ne serait pas enceinte.
Vendredi Trois commis d’office
L’agitation médiatique a perturbé la sérénité du village de Roqueredonde dans l’Hérault, rebaptisé par quelques médias Roqueronde. La réincarnation de Bouddha venu inaugurer le plus grand temple d’Europe a honoré la présence des représentants du gouvernement, Bernard Kouchner et Rama Yade ainsi que la première dadame de France. Au cours d’un entretien de 30 minutes, le dalaï lama aurait abordé avec les trois commis d’office : la répression chinoise contre les Tibétains, et des sujets privés. L’Elysée s’est étranglé avec la khata de Carla dans sa relation avec le chef spirituel tibétain, pomme de discorde avec notre nouvel ami économique chinois. Le chef des chrétiens Benoît XVI aura meilleur accueil en septembre puisque c’est au palais d'Elysée qu’il sera reçu.
Samedi Désigné
«Il ne fera pas seulement un bon vice-président, il fera un grand vice-président!» Barack Obama, candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis a présenté son colistier.
Joseph Biden, dit Joe, 65 ans, a rejoint la tribune aux pas de course sur le rythme de « the rising » de Bruce Springsteen sous les hourras des 35 000 partisans présents à Springfield (Illinois). Le sénateur du Delaware (Etat que les démocrates aimeraient bien rafler) avec ses 35 ans d’expérience au Sénat et ses origines modestes a tout pour faire la paire avec Barack Obama. Les deux larrons se sont congratulés jusqu’à satiété en présence de leurs épouses. De l’autre côté, John McCain, candidat républicain a salué «le choix judicieux» de son adversaire.
Dimanche Tombée de rideau
A partir de 14 h, les Chinois nous en ont mis plein les yeux. Les pétarades multicolores de la cérémonie de clôture des Jeux 2008 mettent un terme à une quinzaine autant sportive que polémique. L’actualité olympique a été émaillée par des médailles, l’or d’Alain Bernard au 100 m, les huit médailles d’or du requin de Baltimore Michael Phelps ou les records du monde de vitesse sur 100, 200 et 4x100 mètres de la fusée jamaïcaine Usain Bolt. Mais il y a aussi les évènements qui tachent… Des manifestations réprimées, un accès Internet boycotté pour la presse, des photographes molestés, des Chinois délogés…etc. Les feux olympiques s’éteignent sous la rampe chinoise et la répression va pouvoir se poursuivre en famille à l’abri des regrets indiscrets.

Texte de Emmanuelle Bach

samedi 16 août 2008

Bon anniversaire Madonna !

Mon idole a 50 ans et pas une ride !

A croire que le temps n'a pas de prise sur la madone. Elle n'amasse que les millions. Et les billets verts, il faut croire que ça conserve ! L'âge n'atteint pas les dollars ! L'orpheline du Michigan ne pesait pas moins de 325 millions de dollars en 2007 (estimation du mensuel américain Forbes).
Rien n'arrête la quinqua, toujours aussi décomplexée et bodybuildée. En 2008 pour son onzième album, Hard candy, elle s'est offert les services de la crème du hip hop américain : Justin Timberlake, Timbaland ou Pharrell Williams. Ce sont bien les cures de jouvences qu'elle s'offre à chaque nouvel album qui la maintiennent au top de la forme et des ventes.

En près de 25 ans de carrière, Maria Louisa Ciccone n'a cessé de se réinventer. Elle défie la lame du temps avec la maîtrise d'une femme d'affaires, et l'impertinence d'une artiste. Se frottant contre un voile de mariage like a virgin, embrassant le christ à la peau noire like a prayer, militant contre la guerre en Irak en caricaturant l'american life, prônant la liberté sexuelle in bed with Madonna...etc. Tonneau des Danaïdes, ses provocations alimentent les controverses religieuses, politiques, ou morales. A croire que ses actes sont conditionnés par la vague qu'ils déclencheront. Sa procédure d'adoption en 2006 pour obtenir la garde de David, jeune orphelin malawien a viré au scandale suite à des accusations de détournement de la législation. Fil rouge au poignet, discours ésotérique, la Material girl inquiète lorsqu'elle prône les valeurs de la secte de la kabbale.

Avec le temps, son opportunisme artistique, ses prouesses marketing et son militantisme tout azimut pourraient virer aigre douce et en écœurer certains. Maîtresse du temps, du business, et de son art, Madonna n’en reste pas moins humaine. La preuve, elle s’est tordue la cheville samedi lors d’une répétition de sa tournée, sticky and sweet tour, qui débute le 23 août à Cardiff, contrecarrant ainsi son projet de festoyer pleinement pour son anniversaire.

Texte de Emmanuelle Bach


samedi 2 août 2008

Sydney : "No worries, mate!"

Vue aérienne de Sydney sur la City et l'Opera house, classé au patrimoine mondial de l'Unesco.

Dire qu’à l’origine un voyage pour Sydney était synonyme de bagne !

Le temps où la Mère patrie, Mother England d’où le sobriquet des Anglais en Australie POME (Prisonier of Mother England) envoyait ses sujets dans cette baie lointaine est bien révolu. Aujourd’hui, les 4,3 millions de Sydneysiders sont loin de vivre dans un décor de prison. Un sentiment de grandeur presque de démesure envahit le visiteur à la découverte de la mégalopole. Le cœur de la ville, la City, semble surgir des flots. Ici, les gratte-ciel de verre et d’acier toisent l’eau turquoise du Pacifique, les bars tendances s’installent dans des bâtiments victoriens, les plages de sable blanc chatouillent l’asphalte des grandes avenues, le ciel saturé d’indigo concurrence la végétation chatoyante…

Sydney surprend ! Sydney séduit ! Elle recèle tant de diversité qu’elle accorde tous les voyageurs. Elle assouvit les désirs de chacun. Quelque soit votre personnalité, vos attentes seront comblées. En tête-à-tête avec les perroquets des jardins botaniques, les bras chargés d’emplettes dans les allées du somptueux centre commercial QVB, ou encore aux comptoirs des pubs d’Oxford street, shopping, sport, détente, fête, Sydney se conjugue avec toutes les envies. Impossible de s’ennuyer ! Alors selon votre caractère, choisissez votre parcours. Tendance urbain, nature ou noctambule, c’est vous qui décidez !

Harbour bridge, le pont relie la rive Nord à la rive Sud.

Âme citadine chaussez-vous bien, la City réserve un circuit intensif. Le rendez-vous idéal est sur Circular Quay, point de départ et d’arrivée des ferries et des bus. C’est surtout un lieu privilégié pour rencontrer les deux emblèmes de Sydney : l’Opera House et Harbour Bridge. Les deux monuments en un clin d’œil, à gauche l’arche d’acier qui relie la rive sud (la City) à la rive nord, à droite un monument de l’architecture moderne, l’Opéra. Vaisseau des temps modernes, il semble flotter sur l’eau toutes voiles blanches scintillantes gonflées au vent. Quelque soit l’angle, sa vision est magnifique. C’est à bord d’un des ferries de la baie que vous ferez le meilleur cliché.

En quittant Circular Quay, s’engager sur Macquarie Street, en mémoire du gouverneur qui a commandité les édifices, pour un tour d’horizon des plus anciens bâtiments publics. Le Conservatoire de musique, le Parlement, la Bibliothèque d’Etat, le Mint Building, les Hyde Park Barracks ou encore St Mary’s Cathedral égrènent la pente un peu abrupte. Reprenez votre souffle en allant flâner dans les Rocks, berceau historique. Très prisé des citadins, c’est le quartier des artistes. Le Musée d’Art Contemporain présente les travaux des talents locaux. Si votre escarcelle n’a pas cédé devant une création, filez au temple des emplettes ! Le Queen Victoria Building, QVB, est incontournable. La mode s’est installée dans un édifice victorien entièrement restauré. Les plus pointus dénicheront toutes les tendances dans les faubourgs chics de Paddington, Paddo pour les initiés. A l’opposé, les puces s’étalent au Paddy’s market voisin de Chinatown.

Eau turquoise, ciel saturé, piscine à débordement et surfers, Bondi Beach résume le mythe australien.

Le sport en Australie est une religion. Sydney donne le ton. Alors amateur de sensation et de nature vont se régaler. Rugby, netball, golf, cricket et bien sûr, surf se pratiquent en pleine ville. Planche et combinaison sous le bras, goûtez aux vagues ravageuses à Bondi Beach et Manly Beach. Deux plages, deux ambiances, Bondi la décontractée, Manly la sophistiquée, cultivent chacune le mythe australien. Tandis que les surfeurs jouent sur le Pacifique, les joggueurs amusés sillonnent la corniche. De Bondi à Bronte, le parcours offre une vue panoramique sur la côte.


Mais le véritable paradis se loge au cœur même de la ville au pied des buildings et des marches de l’Opéra : les Royal Botanic Gardens. Déambulez en contemplation ou en petite foulée à travers la palmeraie de plus de quatre-vingt espèces, la roseraie, la serre tropicale ou les sentiers de plantes aborigènes. Pensez à lever la tête, des chauves souris géantes se balancent aux branches. Oui, vous entendez des voix ! Celles de centaine de perroquets en liberté !

All night long…. Coup d’envoi à 18 h, la fête débute dès la sortie des bureaux. Vêtu d’une tenue décontractée pièce d’identité en poche, rendez-vous sous le panneau géant coca-cola à Kings Cross. Réputé pour ne jamais dormir, le quartier se compare aisément à Pigalle. Darlinghurst road est bruyante et brillante de néons. Ici, restaurants, bars et clubs fréquentés par une clientèle jeune et internationale restent ouverts quand les autres ferment.


Deux autres artères festives incontournables animent les nuits de Sydney : Oxford Street et George Street. Repère de la communauté gay, Oxford incarne avant tout l’avant-garde du clubbing. Une foule branchée écume les boîtes de nuit et les bars de l’avenue. Lounge select et pub traditionnel se partagent George Street. On passe de la coupe de champagne à l’Opera Bar à la pinte de VB, bière australienne, au Tree Monkeys. Les virées nocturnes s’achèvent souvent sur la plage de Bondi, les pieds dans le sable et la tête dans les étoiles…

Direction Sydney avec Air France, Qantas ou Cathay Pacific, plus huit heures de décalage horaire, hémisphère Sud oblige, les saisons sont inversées, un passeport en cours de validité, un visa d'entrée, pas de vaccin particulier. Enjoy it !

Ambassade d'Australie en France, www.france.embassy.gov.au
Office du tourisme d'Australie en France, www.austraulia.com

Texte E.Bach