samedi 21 août 2010

Blobfish ou le délit de sale geule !


Des yeux, un nez et même une bouche, une ressemblance troublante avec un visage humain...

Et oui, son allure n'attire pas les épithètes les plus élogieuses... Pourtant cet animal est un animal comme un autre ! Et si c'était à cause de son apparence qu'il était si peu aimé ? Ce serait une terrible injustice, oui terrible ! Juger sur pièce serait se méprendre. Attirée par son allure singulière, je me suis donc intéressée à son cas... Blobfish, 30 cm de gélatine ce qui explique son apparence blanche et gluante est un poisson abyssal. Une gélatine intelligente puisqu'elle lui permet de résister à la pression des eaux profondes qui est 100 fois supérieure à celle de la surface. Il se nourrit de neige marine et de mollusques. Pour l'observer et bien il faudrait descendre à au moins 800 mètres de profondeur au large des côtes australiennes ou tasmaniennes. Sinon il existe un autre moyen plus simple de faire sa connaissance : grimper à bord d'un chalutier. En effet, le chalutage de fond drague dans les quartiers abyssaux de blobfish. Il se retrouve alors, trop souvent, pris dans les filets des pêcheurs. Non comestible, il meurt après quelques minutes à l'air. Une forme de pêche qui le menace sérieusement. Au point qu'aujourd'hui, Blob' a rejoint la liste des 16 306 espèces menacées d'extinction. Découvert en 1978 par des biologistes, il est depuis quelque peu boudé par la communauté scientifique. Blob' paie-t'il le lourd tribut de son faciès ? Ce n'est pas demain qu'il sera choisi comme effigie d'une fondation pour préserver l'environnement. Pour cela, il vaut mieux être un panda ! Pourtant, je suis sûre que les enfants seraient contents de jouer avec une réplique caoutchouteuse d'un blobfish !
Texte Emmanuelle Bach


En lire plus sur Blobfish : http://www.telegraph.co.uk/news/picturegalleries/howaboutthat/7077472/Blobfish-worlds-most-miserable-looking-marine-animal-facing-exinction.html http://www.itsnature.org

jeudi 19 août 2010

Birmanie, des éléctions législatives vérouillées


Fixées au 7 novembre prochain, ces élections sont les premières depuis 20 ans. Le dernier scrutin s'est tenu en 1990 marqué par la victoire d'Aung San Su Kyi emprisonnée depuis. Une victoire de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND), jamais reconnue par les militaires.

Le général Than Shwe, 77 ans, chef de la junte militaire, ici en 2010 lors d'un défilé, dispose de tous les pouvoirs..
Une fois encore, la junte exerce son autorité en édictant des règles draconiennes. Pour mener campagne, les trente-trois formations politiques doivent respecter des consignes très strictes :
Interdiction de "brandir des drapeaux et de crier des slogans", demande d'autorisation pour organiser un meeting au moins une semaine à l'avance, tout discours ou article "salissant l'image" de l'État sont interdits.
Difficile de communiquer avec la population avec de telles restrictions. D'autant plus que sur le terrain, la police est présente lors des manifestations des candidats. Il n'est pas uniquement question de sécurité, l'enjeu est aussi de faire pression sur les Birmans. Ainsi beaucoup par crainte de représailles ne se rendent pas à ces rencontres pour écouter les discours.
Tout candidat ne se conformant pas à ces exigences pourra alors être exclu des élections. S'ajoute à cela, la pression financière. Les candidats doivent s'acquitter de 500 000 kyats, soit 400 euros, pour s'enregistrer ! Le champs d'action de l'opposition se retrouve considérablement réduit.
Pourtant même Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations Unies, a exhorté l'État birman à organiser des élections "libres et honnêtes". La junte est loin de ses engagements pris publiquement pour faire avancer la démocratie. Comment encore espérer des élections libres quand dans les geôles des prisonniers politiques restent enchaînés ?