Clin d'œil, anecdote, évènement en mot et en image "Forever is composed of nows" Emily Dickinson
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lundi 22 janvier 2018
mardi 8 juillet 2014
Israël : la vie pendant l'offensive
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| Photo AFP |
Les
échanges de tirs entre entre le Hamas et Israël se
multiplient. A l'origine de ce nouvel embrasement, les meurtres de quatre
adolescents, trois Israéliens et un Palestinien.
Alors que l'armée israélienne bombarde Gaza, 80 roquettes
et obus de mortier du Hamas ont été envoyés sur le sud de l'Etat hébreu, dans
des zones ouvertes. A Beer-Sheva, plus grande ville du Neguev à une
cinquantaine de kilomètre de Gaza, les habitants vivent au rythme de cette
nouvelle menace.
"On a reçu deux roquettes, une samedi
vers 18h50, et l'autre hier vers 10h30", raconte Bérengère, employée à
l'Université Ben Gourion. Et puis cet après-midi, les sirènes retentissent
sur le campus. Les employés se réfugient dans le bunker. Deux explosions plus
tard, chacun retrouve son bureau. Malgré les tirs de roquettes de ces
trois derniers jours, l'université Ben Gourion reste ouverte. Cependant les examens
prévus demain ont été suspendus pour des raisons de sécurité et l'ensemble du
personnel a reçu un email avec les instructions à suivre en cas d'alerte. "Dans
mon boulot, j'organise des meetings avec des intervenants, souvent étrangers.
Aujourd'hui, trois rendez-vous ont été annulés, les gens ont peur de venir sur
Beer-Sheva", précise la jeune française installée en Israël depuis octobre
2012. Pour elle, "le système Dôme de fer est bien rôdé". En effet, ce
système anti-missile est déployé depuis 2010. Il a notamment intercepté
une roquette qui se dirigeait vers Sderot.
Certains habitants du sud ont pourtant fait le choix de partir. Ils ont rejoint
les régions du nord ou du centre. Depuis le lancement des raids aériens sur
Gaza, l'opération "haie de protection", la population du Neguev
s'attend à la riposte. "Je ne me sens pas en danger malgré ce qui se passe
mais c'est juste que cette situation de haine me désole", confie-t'elle.
"Au quotidien, on oublie cette haine, et puis quand tu entends la sirène,
tu te demandes mais qu'est-ce que je fous là en plein milieu..."
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mardi 24 juillet 2012
Récession espagnole, fini la fiesta !
| Des pompiers posent nus à Mieres pour manifester contre la politique d'austérité du gouvernement. "Tant de coupes nous ont laissé à poil" (19 juillet 2012). |
| Bérengère vit à Barcelone depuis 6 ans. |
J'ai discuté de cette situation avec Bérengère, 26 ans, qui vit depuis 6 ans à Barcelone. Cette jeune Française travaille dans une agence de voyage.
-Quelle est l'ambiance actuellement ?
"Ici, la situation est tendue. Les gens deviennent morose et en ont
bien marre. Plus ça va et plus cela devient précaire. L'esprit
révolutionnaire est loin d'être en place. Les gens subissent en fait.
Pour les faire sortir dans la rue, il faut que leur équipe de foot gagne
(Barcelone et la Roja pendant la coupe du monde par
exemple). ça fait la bringue, mais quand il s'agit de sortir dans la rue
pour protester de la situation, il n'y a rien de fait...
Un exemple, le 15 mai il y a eu une grève d'organisée au niveau
national. Dans mon entreprise, nous étions deux à faire la grève : 2 Françaises. En parlant avec mes collègues, j'étais révoltée car
tout le monde me parlait des 100 euros qu'on allait me retirer sur
mon salaire ce mois-ci ! Si les gens ne sortent pas dans la rue,
rien ne changera. La révolution est loin d'être là... Le mouvement des Indignés existe mais ils sont tellement minoritaires par
rapport au reste de la population que leurs actions ne changent
absolument rien. Il faut que TOUT LE MONDE se mobilise, c'est pas demain
la veille. Les gens sont blasés."
-Qu'est-ce qui te semble le plus difficile ?
"On dirait qu'on n'a
plus le droit de se plaindre parce qu'on a un boulot (pour lequel on est
exploité et payé une misère). Mais on a 1000 € par mois alors ça devient
un luxe. Les entreprises profitent de ça et se permettent de menacer les
employés en leur disant que s'ils ne sont pas contents de travailler et
de faire des heures sup (non payées bien sûr), la porte est grande
ouverte. Que le pays regorge de gens qui seraient bien contents d'avoir
leur poste.
Cela devient triste mais heureusement qu'il nous reste le soleil et
la fiesta bon marché sur les terrasses communautaires des immeubles !
Et
là, cerise sur le gâteau : la tva augmente ! De 8% à 10% pour les
restau, de 18% à 21% pour les services, la grande classe ! Tout va augmenter. Tu comprends pourquoi je dis que l'Espagne, c'est plus l'eldorado ! "
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