vendredi 31 janvier 2014

Résolution 2014


 31 janvier, 23h59, encore une minute pour souscrire à la coutume des bonnes résolutions ! Le passage à une nouvelle année sonne l'heure des traditionnels voeux. C'est le temps de se souhaiter le meilleur. Le temps aussi de prendre un ou plusieurs engagements envers soi et les autres. Une bonne résolution pour 2014 ?
Une nouvelle année déclenche souvent le désir de changement d'où cette envie de bonnes résolutions. Tic tac, notre conscience nous rattrape : se mettre au running ou au pilates, manger des graines de lin ou des baie de goji, cesser le tabac, être sympa avec ses voisins (ou pas !)...etc. Sauf que l'expérience nous rappelle illico que deux semaines ont suffi à abandonner ce bel élan l'an passé. Le truc avec les bonnes résolutions, c'est qu'il ne faut pas charger la mule. Pour s'y tenir, une seule suffit ! Cesse de croire que tu peux mener toutes les batailles d'un coup : plus de clope, plus de vodka, plus de sofa tous les dimanches.



C'est l'autre point primordiale pour succesfuler (c'est pour faire genre on est trop bilingue english) notre seule et unique résolution doit être réaliste.
En 2014, chaque pas compte, bonne année !


mardi 24 décembre 2013

Noël fait son cinéma

 La dinde, le vieux barbu, ses rennes et aussi le Nordmann (chez les hypes on ne dit pas sapin, c'est populo !) se paient une toile. Des affiches revisitées avec l'imagerie de Noël, laquelle préfères-tu ?
Ho, ho, ho joyeux Noël à tous !
La Haine - Matthieu Kassovitz - 1995
American history X - Tony Kaye - 1998

Piège de cristal - John Mc Tiernan - 1988
L’Exorciste - William Friedkin – 1973
JOBS - Joshua Michael Stern - 2013
À la poursuite d’Octobre Rouge - John McTiernan - 1990


The Shining - Stanley Kubrick - 1980


E.T - Steven Spielberg - 1982
Les dents de la mer - Steven Spielberg - 1975

Affiches créées par Julien, webzine Golem 13

vendredi 6 décembre 2013

Nelson Mandela 1918-2013


Le héros de la lutte contre l'apartheid s'est eteint chez lui à Johannesburg d'une infection pulmonaire.
95 ans d'une vie exemplaire, un artisan de la paix.
Les héros ne meurent pas.

Nelson Mandela, étudiant en droit
Naissance d'un guerrier, en habit traditionnel


 Prisonnier n°46664, Nelson Mandela a passé 27 ans en détention.













En 1990, à sa sortie de prison avec sa femme Winnie
Passation de pouvoir entre Frederik de Klerk et Nelson Mandela



















Les deux hommes, prix Nobel de la paix en 1993













Madiba à la Coupe du monde football en Afrique du sud,
l'une de ses dernières apparitions publiques













lundi 14 octobre 2013

Le shutdown révèle un citoyen modèle !


Depuis deux semaines, c'est le fameux "shutdown" aux Etats-Unis. Une partie des services fédéraux est à l'arrêt. Comme le Congrès ne vote pas le budget de l’État fédéral, il n'y a plus d'argent. Conséquence immédiate : 800 000 fonctionnaires "non essentiels" ont été mis au chômage technique (comment différencie-t-on un personnel essentiel d'un non essentiel ?...) Plus d'activité jusqu'à ce que républicains et démocrates s'accordent. Parcs nationaux et sites touristiques sont les premiers à en pâtir. Le Memorial Lincoln à Washington n'y échappe pas.

Puisque les agents d'entretien ne peuvent plus travailler, un citoyen de Caroline du Sud a décidé de tondre les pelouses lui-même. Chris Cox, mixe réussi entre Kris Kross et Carl Cox, ne jump pas ni ne scratch, lui il joue de la tronçonneuse, c'est son métier : sculpteur à la tronçonneuse. Il a rallié Washington (sans son outil fétiche!) se sentant investi d'une mission : entretenir le Memorial Lincoln.

Avec sa barbe, ses bouclettes et le drapeau de son Etat au vent, il ramasse les ordures, vide les poubelles, il a même acheté sur ses propres deniers une tondeuse, 150 euros. «J’ai réalisé que je pouvais être utile comme gardien. J’ai donc décidé de débarrasser les ordures. Puis je me suis acheté une tondeuse, et maintenant je tonds l’herbe ici […] Cela ne me dérange pas d’être ici. Je trouve que c’est mon devoir» a-t-il expliqué. Et quel sens du devoir, ce patriote le pousse jusqu'à expliquer pourquoi il a choisi le Memorial Lincoln : «ce mémorial est notre boussole morale. Je ne suis pas là pour pointer des gens du doigt. Je veux inciter les gens à venir ici pour faire la différence.» En effet, cet édifice rend hommage au président qui a abolit l'esclavage. Lieu aussi où Marthin Luther King a prononcé son discours "I have a dream". Laisser ce lieu symbole de l'Amérique libre aux mauvaises herbes et aux ordures n'était pas envisageable.
Rapidement médiatisé et même récupéré par certains politiques, Chris Cox 45 ans est devenu une curiosité, élevé au rang de citoyen modèle voire de héro. En attendant à cinq kilomètres des pelouses, au Capitole, les discussions budgétaires piétinent toujours.

mercredi 28 août 2013

Il y a 50 ans, il a rêvé !

Martin Luther King lance son immortel "I have a dream" devant au moins 250 000 personnes à Washington.


Le 28 août 1963, un pasteur afro américain allait prononcer un discours décisif et historique pour l'égalité des droits civiques et contre la ségrégation raciale.
Cet après-midi-là, il fait une chaleur écrasante sur les pelouses qui s'étendent du Capitole au Mémorial Lincoln et autour du bassin rectangulaire. Au moins 250 000 Américains, essentiellement des Noirs (80%) mais aussi des Blancs (20%), ont marché sur Washington pour fêter les 100 ans de l'abolition de l'esclavage. Une marche commémorative et militante pour l'emploi et l'égalité.
Avant d'arriver au pupitre, le révérend Luther King a rédigé son discours. C'est lui qui clôture la manifestation. Ces proches lui avaient conseillé de ne pas parler du "rêve" qu'il a déjà souvent évoqué dans ses prêches, se remémore Clarence Jones, avocat et ami de Marthin Luther King présent ce jour-là. Le pasteur débute son allocution : "Il y a un siècle de cela, le grand Américain dans l'ombre symbolique de qui nous nous tenons aujourd'hui signait notre acte d'émancipation. Cette proclamation historique faisait briller la lumière de l'espérance pour des millions d'esclaves noirs brûlés au feu de l'injustice. Mais cent ans plus tard, le Noir n'est toujours pas libre. Cent ans plus tard, la vie du Noir est toujours tristement entravée par les liens de la ségrégation, les chaînes de la discrimination." Un silence religieux se fait. Au milieu de son discours, il s'interrompt. Sa choriste Mahalia Jackson lui lance "Tell them about the dream, Martin, tell them about the dream". Il laisse alors de côté son papier et empoigne le pupitre : "Même si nous devons affronter des difficultés aujourd'hui et demain, je fais pourtant un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain. Je rêve qu'un jour notre pays se lève et vive la véritable réalité de son credo : Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux. Je rêve qu'un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves puissent s'asseoir ensemble à la table de la fraternité. (...) Je rêve que mes quatre petits-enfants vivent un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau, mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd'hui un rêve !"
Il a 35 ans et entre dans l'histoire.
 














50 ans après ce discours, le combat continue même si les associations pour les droits civiques sont moins puissantes que dans ces années 60. Les Noirs restent les plus touchés par le chômage. Aujourd'hui, plus de 150 000 personnes sont venues commémorer l'évènement et  relancer la ferveur. Continuer de rêver et de se battre pour l'égalité des droits.


Clin d’œil en musique : Avant l'intervention de Luther King, les discours et les concerts s'enchaînent. La foule entonne "Blowin in the wind" du tout jeune Bob Dylan : "How many roads must a man walk down Before you call him a man?" Combien de routes un homme doit-il parcourir avant d'être appelé un homme. A ses côtés, Joan Baez fait les chœurs.





vendredi 17 mai 2013

Un mur de graffs habille la rue de l'Ourcq

Une virée dans la jungle de Padam city (Padam plutôt que Paname,clin d’œil à la petite dame à la robe noire), destination rue de l'Ourcq à Paris 19e.

Le mur délabré de la "petite ceinture", ancienne voie de chemin de fer, écrit une nouvelle histoire : united color of street life style* (*j'ai posé un copyright au cas où ! Quand on voit qu'un "Allo, quoi" peut rapporter des milliers d'euros).
Galerie d'art à ciel ouvert, les graffs animent le bitume et les démolitions qui hantent le quartier Ourcq-Jaurès depuis 2002. Date officielle du début de la mutation, terme politiquement correct pour définir un vaste programme de réhabilitation où bâtiments industriels et logements ont été détruits et donc habitants déplacés. Des Parisiens réduits au même sort que les 26,4 millions de déplacés référencés dans le monde, chiffres du Haut Commissariat aux Réfugiés (2011). D'ailleurs, les statisticiens du HCR ont-ils inclus ces Parisiens ? Même pas dans les rapports de l'ONU le Parigot,  la grande France n'étant pas dans le tableau des 50 pays identifiés. Cette rue, elle, nous rappelle qu'il y a de la vie en ville. Des œuvres sauvages, vivantes et spontanées qui prennent le pas sur les bulldozers, le temps de quelques kilomètres de mur. Transition éphémère, en attendant le visage final d'Ourcq-Jaurès qui n'en finit pas de se réhabiliter, longeons les murs avec un autre œil. Bon voyage !

Ici, une traversée de l'Inde avec escale au Cambodge pour terminer au Kenya.
Dacruz est l'auteur du pachyderme à droite. Il a signé de nombreux graff dans le quartier.
L'éléphant à gauche évoque l'Inde avec la divinité sur le tapis mais aussi l'Orient, les symboles bleus peuvent rappeler l'écriture arabe. Remarquez ses pattes ?!
Au centre, un visage, nous plonge à Angkor, temples cambodgiens millénaires ancienne capitale du royaume Khmer.Le temple principal est composé des Tours aux quatre visages. Ce graffiti a été tagué à six mains, PoDoMa pour Artof Popof, DaCruz et Marko 93.

















Photos E.Bach


La street galery s'agrandit avec ces grafs rue Ordener, au dessus des voies ferrées, datant de 2009. Ces images sont déjà des archives! Art éphémère puisqu'aujourd'hui, ces murs ont été recouverts par d'autres dessins ou nettoyés!













 Photos F.Egrix


 

samedi 13 avril 2013

Mon oeil à Dubaï : T'y crois ou t'y crois pas...

La police de Dubaï en Lamborghini ?
Plus bling bling tu meurs, et bien le Sheik El Maktoum, super émir de Dubaï aux supers pouvoirs et super blindé comme l'Aventador a fourni à ses sujets fonctionnaires de police, le dernier modèle du constructeur italien. La belle patrouille dans le quartier touristique et central de Burj Khalifa, où se plante la plus haute tour du monde. Maintenant l'Etat-émirat a aussi le véhicule de police le plus cher du monde : 550 000 euros. Officiellement, c'est pour "renforcer l'image de luxe et de prospérité". Ne dîtes pas au Sheik que Lamborghini était à l'origine un constructeur de tracteur, chut ! Après la violente chute de l'immobilier en 2008, Dubaï a rencontré une crise économique sans précédent. Messieurs, les investisseurs à vos porte-monnaies, l’Émirat va mieux !
Blanche et verte, 700 chevaux, l'Aventador a même son giro, la classe à Végas ! Euh... A Dubaï !