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samedi 14 mars 2015

Amman prend des couleurs

Dans la capitale du royaume hachémite, les murs pourraient vous surprendre. Certains habitants y laissent leur trace... De la pointe d'un pinceau !


Impossible de les manquer. Bien plus que des graffitis, des fresques urbaines. Toutes réalisées par des volontaires. A leurs origines, le souhait d'une femme, Hiba Harahsha : "Nous voulions transformer les murs en oeuvres d'art. Au départ, l'évènement était prévu pour un samedi. Mais nous avons vite décidé de l'organiser tous les samedis."
C'est ainsi qu'une trentaine de volontaires et dix artistes sortent palettes et pinceaux depuis presqu'un an. Première expérience en peinture pour la plupart des volontaires, ils se laissent guider. Les artistes esquissent les contours, et eux colorient.

 

Tantôt poétiques, symboliques ou humoristiques... 
Déjà plus de 15 œuvres recouvrent murs et escaliers du centre-ville. 
Une nouvelle dimension culturelle pour Amman.

 

Photos Baderah jordan, association à l'initiative de cette opération et E.Bach




vendredi 17 mai 2013

Un mur de graffs habille la rue de l'Ourcq

Une virée dans la jungle de Padam city (Padam plutôt que Paname,clin d’œil à la petite dame à la robe noire), destination rue de l'Ourcq à Paris 19e.

Le mur délabré de la "petite ceinture", ancienne voie de chemin de fer, écrit une nouvelle histoire : united color of street life style* (*j'ai posé un copyright au cas où ! Quand on voit qu'un "Allo, quoi" peut rapporter des milliers d'euros).
Galerie d'art à ciel ouvert, les graffs animent le bitume et les démolitions qui hantent le quartier Ourcq-Jaurès depuis 2002. Date officielle du début de la mutation, terme politiquement correct pour définir un vaste programme de réhabilitation où bâtiments industriels et logements ont été détruits et donc habitants déplacés. Des Parisiens réduits au même sort que les 26,4 millions de déplacés référencés dans le monde, chiffres du Haut Commissariat aux Réfugiés (2011). D'ailleurs, les statisticiens du HCR ont-ils inclus ces Parisiens ? Même pas dans les rapports de l'ONU le Parigot,  la grande France n'étant pas dans le tableau des 50 pays identifiés. Cette rue, elle, nous rappelle qu'il y a de la vie en ville. Des œuvres sauvages, vivantes et spontanées qui prennent le pas sur les bulldozers, le temps de quelques kilomètres de mur. Transition éphémère, en attendant le visage final d'Ourcq-Jaurès qui n'en finit pas de se réhabiliter, longeons les murs avec un autre œil. Bon voyage !

Ici, une traversée de l'Inde avec escale au Cambodge pour terminer au Kenya.
Dacruz est l'auteur du pachyderme à droite. Il a signé de nombreux graff dans le quartier.
L'éléphant à gauche évoque l'Inde avec la divinité sur le tapis mais aussi l'Orient, les symboles bleus peuvent rappeler l'écriture arabe. Remarquez ses pattes ?!
Au centre, un visage, nous plonge à Angkor, temples cambodgiens millénaires ancienne capitale du royaume Khmer.Le temple principal est composé des Tours aux quatre visages. Ce graffiti a été tagué à six mains, PoDoMa pour Artof Popof, DaCruz et Marko 93.

















Photos E.Bach


La street galery s'agrandit avec ces grafs rue Ordener, au dessus des voies ferrées, datant de 2009. Ces images sont déjà des archives! Art éphémère puisqu'aujourd'hui, ces murs ont été recouverts par d'autres dessins ou nettoyés!













 Photos F.Egrix